dimanche 20 décembre 2015

Le Sépulcre de Chaource, 1515 : la vidéo

Le Sépulcre de Chaource 1515



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Scénario :
Guy Cure
Jacky Provence

Texte :
Guy Cure
Pierre-Eugène Leroy
Jacky Provence

Image :
Corto Layus
Thibaud Provence

Son :
Thibaud Provence

Musique :
"Orgues de Chaource" - Géraud Guillemaud

Voix :
Pierre-Eugène Leroy

Montage de préfiguration :
Arnaud Rollin

Montage Final :
Thibaud Provence

Encadrement :
WEB3-DESIGN



Production : Commune de Chaource - Centre Pithou

vendredi 17 juillet 2015

Le sépulcre de Chaource, 1515 – 2015 ; 500 ans d’éternité


Exposition "Le sépulcre de Chaource, 1515-2015, 500 ans d'éternité"
Office du tourisme et église Saint-Jean-Baptiste de Chaource
Du 26 juin au 31 août





* * *

Colloque "Le maître du Sépulcre de Chaource : à la découverte d’une identité", 26 - 27 juin 2015

26 juin – matin : église Saint-Jean-Baptiste de Chaource, 9 h 30 – 12 h 00

Accueil - Ouverture de la journée à l'Office du tourisme ;

Visite de l’exposition ;

Matérialité de l’œuvre : Présentation par Michel Yseboodt et Dominique Wittmann des outils de sculpteurs et des échantillons de pierre de Tonnerre.

Une relecture spirituelle : mise au tombeau et Résurrection, P. Dominique Roy (Recteur de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes).

26 juin – après-midi - Présidence : Guy Cure
14 h 30. Introduction : Chaource à la fin du XVe et au début du XVIe siècles, Guy Cure

14 h 45. Le pèlerinage de Jérusalem et les chapelles de mémoires, Geneviève Bresc-Bautier (Conservateur général du Patrimoine honoraire)

15 h 20. Regards de la Passion : la Mise au tombeau de Chaource, Marion Boudon-Machuel (Professeur en Histoire de l’art moderne, Centre d’Études Supérieur de la Renaissance, Université de Tours)
16 h 10. Les peintures murales du Sépulcre et de la chapelle Saint-Georges, Clara André (Groupe de Recherches sur la Peinture Murale)

16 h 45. Questions - discussion

27 juin – matin : Salle polyvalente, collège Amadis Jamyn. Présidence : M. Boudon-Machuel

9 h 45. Les donateurs du Sépulcre, Guy Cure (Vice-président du Centre Pithou )

10 h 20. Le sépulcre de Chaource : cohérences d’une œuvre devenue emblématique, Pierre E. Leroy (Maître de conférences honoraire au Collège de France)

10 h 10. La sculpture du Maître de Chaource et la littérature franciscaine médiévale, Véronique Boucherat (Maître de conférences en Histoire de l’art médiéval, Université Paris X - Nanterre)

11 h 45 : Questions - discussion

27 juin – après-midi : Salle polyvalente, collège Amadis Jamyn. Présidence : G. Bresc-Bautier

14 h 30. Le Maître de Chaource face aux sources. Une énigme revisitée, Jacky Provence (Président du Centre Pithou)

15 h 05. Le Maître de Chaource : découverte d'une identité et d'une œuvre, Julien Marasi (Chargé d’Inventaire culturel)

15 h 55. La restauration du Christ du musée de Vauluisant de Troyes, Chantal Rouquet (Conservateur en chef du patrimoine, Directeur-adjoint du pôle muséal, Ville de Troyes), Amélie Méthivier (Restauratrice)

16 h 30. Questions - discussion

mercredi 4 septembre 2013

Journée d'étude "L'Hôtel de ville de Troyes, histoire, architecture, ornementation et restauration"


Vendredi 13 septembre 2013 à l'Hôtel de Ville de Troyes

Cette journée d’étude est une initiative du Centre Pithou, en partenariat avec la Ville de Troyes. Elle s’inscrit dans le prolongement du travail de restauration de la façade de l’Hôtel de Ville conduite par l’Architecte en Chef des Monuments Historiques, Monsieur Eric Pallot, qui, en 2006, en avait réalisé une étude préalable. La restauration de la façade s’est achevée en octobre 2012.

Cette journée d’étude ouverte au public est l’occasion de proposer un ensemble d’interventions sur l’histoire, l’architecture, l’ornementation et la restauration de l’édifice. 

C’est en 1494 que la municipalité fait l’achat d’une maison au centre de la ville pour en faire son hôtel. Ensemble de bâtiments disparates en pans de bois, menaçant de ruines dès la fin du XVIe siècle, les autorités municipales entreprennent la construction d’un bâtiment neuf en 1624, selon les plans et devis de l’architecte Louis Noblet, travaux rapidement interrompus faute de ressources financières suffisantes. 

Les travaux ne reprennent qu’en 1670, sur les plans de l’architecte du roi, Pierre Cottard.

La façade est traité d’une façon totalement inédite à cette époque. En effet, les autres bâtiments connus pour abriter de telles fonctions, dominent une grande place, restée à l’état de projet à Troyes, et sont accompagnés d’un beffroi, symbole de la puissance municipale, et remplacé ici par un petit campanile. Le parti pris à Troyes est celui d’un édifice présentant un premier étage orné de colonnes, et surmonté de combles à la Mansart (brisis et terrassons). Deux aspects retiennent particulièrement l’attention : les colonnes de l’étage et le décor sculpté.

Les colonnes ne sont pas porteuses ; taillées dans la pierre noire de Tournai, d’un aspect noir et brillant, elles créent un fort contraste sur la pierre blanche de Tonnerre du reste de la façade. 

Le décor sculpté de la façade de l’Hôtel de Ville est remarquable à de nombreux titres : stylistique, technique, iconographique et esthétique. Ce qui est le plus frappant est l’inachèvement du décor sculpté monumental. Les frises sculptées sont en effet interrompues brusquement, de part et d’autre de la façade. Bien loin de défigurer le monument, cet accident, qui trouve son origine dans les arrêts successifs du chantier faute de financement, fournissent une occasion rare d’observer les différentes étapes du travail du sculpteur.

L’Hôtel de Ville recevra par la suite, plusieurs décors sculptés et ornementaux, avant de connaître une reconstruction et un agrandissement dans les années 1930, la façade étant sauvegardée.




Programme
Médiation : Alexandre Gady
 Accueil - 9 h 00

9 h 15 - Mot de bienvenue du maire de Troyes ou de son adjoint.

9 h 30 - Jacky Provence : « L’Hôtel de Ville de Troyes à l’Époque Moderne, histoire en trois temps d’un monument emblématique »

Agrégé d’Histoire, Président du Centre Pithou, spécialiste de l’histoire de Troyes à l’époque moderne. 

10 h 15 - Nicolas Courtin : « L’Hôtel de ville de Troyes dans l’œuvre de l’architecte Pierre Cottard. »

Docteur en Histoire de l’Art, chargé de mission auprès de la Commission du Vieux Paris ; conférencier, chargé de cours, professeur à l’École du Louvre, enseigne l’histoire des arts décoratifs français, l’histoire urbaine et architecturale de l’Époque Moderne ; spécialiste de l’architecture et des arts décoratifs du XVIIe siècle en Île-de-France, et de l’architecte Pierre Cottard, étudié au cours de ses recherches sur les hôtels particuliers parisiens du XVIIe siècle.

11 h 00 - Pascal Liévaux : « L’Hôtel de Ville de Troyes dans le contexte de la construction des hôtels de ville en France au XVIIe siècle. »

Docteur en Histoire de l’Art, Chef du département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique à la Direction générale des patrimoines ; auteur d’une thèse sur les Hôtels de Ville au XVIIe siècle.

11 h 45 - Alexandre Maral : « Louis XIV à Troyes : la contribution de Girardon à la définition de l’image royale »

Conservateur en chef, chargé des sculptures au château de Versailles, diplômé de l’École du Louvre, archiviste paléographe, docteur-ès-lettres, ancien pensionnaire de l’Académie de France à Rome, spécialiste de la sculpture des XVIIe et XVIIIe siècles.

12 h 30 - Pause – Temps libre

14 h 00 - Alexandra Michaud : « Louis Claude Vassé et les Hommes Illustres de Troyes. Une commande pour l'Hôtel de Ville »

Doctorante au Centre André Chastel, Université Paris-Sorbonne sous la direction du professeur Alain Mérot, consacre sa thèse à Louis-Claude Vassé qui sera la première grande monographie sur ce sculpteur encore peu connu mais qui occupa une place importante dans le mouvement du retour à l’antique.

14 h 45 - Nicolas Burette : « La décoration de la Salle du Conseil »

Historien de l’art et de l’architecture, diplômé de l’École du Louvre.

15 h 30 - Jean-Louis Humbert : « La reconstruction de l'Hôtel de Ville (1933-1937). »

Chargé de cours au CUT et à l'UTT, spécialiste du patrimoine troyen des XIXe et XXe siècles, président de Sauvegarde et Avenir de Troyes.

16 h 15 - Eric Pallot : « La restauration de l’Hôtel de Ville de Troyes. »

Architecte en Chef et Inspecteur Général des Monuments Historiques, chargé de la restauration de l’Hôtel de ville de Troyes.

17 h 00 - Alexandre Gady : Conclusion de la journée d’études.

Professeur d’Histoire de l’Art à l’Université Paris - Sorbonne, spécialiste de l’architecture des XVIIe et XVIIIe siècles en France, et historien du patrimoine ; membre de la Commission nationale des Monuments historiques et, depuis 2011, président de la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France (SPPEF).

17 h 30 – Débat

18 h 00 – Clôture de la journée

Cette journée donnera lieu à une publication dans le cadre d’un numéro spécial de la revue « La Vie en Champagne »



samedi 18 mai 2013

Conférence à double voix, église Saint-Jean-au-Marché de Troyes

Dimanche 16 juin 2013 à 15 h 00




Geneviève Bresc-Bautier, conservateur général, responsable du département des sculptures, musée du Louvre


Jean-Claude Boyer, CNRS, Paris Sorbonne - Paris IV


En 1663, les marguilliers de l'église décidaient de commander un nouveau maître-autel doté d'un retable monumental dessiné par l'architecte parisien Michel Noblet.  Les travaux commencèrent en 1665 et s'achevèrent en 1167, exécutés par le maçon Madain et le sculpteur Pierre Chabouillet. 

Les tableaux, dont le principal représente le baptême du Christ, furent les œuvres de Pierre Mignard, natif de la paroisse, et dont on fêtait le 7 novembre 2012 le 400e anniversaire de sa naissance, qui les réalisa entre 1666 et 1667. Mignard est l'un des plus grands peintres français du XVIIe siècle. A la mort de Le Brun, en 1690, Louis XIV le nomme premier peintre du roi, directeur des manufactures royales et directeur de l'Académie royale de peinture et de sculpture.

Vingt ans plus tard, à la demande de l'évêque, fut ajouté un tabernacle au maître-autel. Il fut commandé en 1691 à un autre grand artiste né à Troyes, le 10 mars 1628, le sculpteur François Girardon, protégé de Louis XIV.

Pierre Mignard et François Girardon furent sans aucun doute les artistes les plus considérables que la ville de Troyes avait vu naître.

Jean-Claude Boyer et Geneviève Bresc-Bautier reviendront sur ces deux maîtres et les deux œuvres commandées pour orner le retable du maître-autel de l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes.

Entrée libre.

dimanche 26 février 2012

1er mars 1562 : le massacre de Wassy

Le Massacre fait à Wassy le premier iour de mars 1562
gravure de Tortorel et Perrissin


En juillet 1561, le 13, le roi avait « expédié » un édit destiné à faire rentrer les protestants hérétiques dans le droit chemin et leur interdisant les conventicules privé ou publics.
 Dans ses mémoires, Nicolas Pithou déclara :  Tant s’en faut que la rigueur de cest edict peust rompre ou empescher les assemblées chrestiennes, que au contraire elles se renforcent plus fort, et se trouverent si grandes et tellement augmentées, tant estoit ardent le zele des fideles, qu’on fut contraint d’accroistre le nombre des ministres [1]
 De fait, loin de porter les fruits escomptés, l'éradication de l'hérésie protestante, une vague iconoclaste enflamma certaines provinces du royaume, en particulier dans toutes les régions méridionales. 


  À Troyes, au cœur de la ville, la Belle Croix fut le théâtre d'affrontements religieux. Les visions miraculeuses et les guérisons qui émanaient de celle-ci étaient raillées par les protestants. La violence des catholiques se déchaîna à l'encontre des hérétiques et profanateurs [2]. 

La Belle Croix de Troyes
Extrait d'un vitrail de Linard Gonthier (1621)
conservé dans la grande salle de l'ancienne Bibliothèque municipale de Troyes
(Photo M. Vuillemin)
  Le 9 septembre 1561 s'ouvrait le colloque de Poissy. Un solution devait y être trouvée pour réconcilier les réformés et les catholiques. Cependant la question de la présence réelle du Christ dans le pain et le vin lors de la consécration de la messe empêcha toute réconciliation doctrinale. 

Colloque de Poissy
gravure de Tortorel et Perrissin



  La furie iconoclaste se poursuivit et s'étendit au Nord du royaume ; le 27 décembre l'église Saint-Médard de Paris fut saccagée. Entre temps, les huguenots de Cahors furent massacrés par les catholiques le 19 novembre.

  Le 25 décembre 1561, la reine de Navarre abjurait publiquement de sa religion catholique.



Afin de mettre fin à toutes ces violences, le roi promulgua le 17 janvier 1562 un nouvel édit, « l'Édit de Janvier », qui accordait aux réformés la liberté de culte hors des villes closes, en présence des officiers royaux. 

* * *

Les réformés de Wassy devenus de plus en plus importants avaient fait appel à l'Eglise réformée de Troyes qui leur envoya l'un de leur ministre appelé Gravelle le 12 octobre 1561. Après avoir organisé l'Eglise de Wassy, il s'en revint à Troyes le 20 octobre. Nécessitant la présence d'un ministre pour officier à un baptême, l'Eglise réformée de Wassy fit de nouveau appel à Gravelle qui s'y rendit le 13 décembre. Tandis qu'il était sur place, l'évêque de Châlons nouvellement nommé fut envoyé par le cardinal de Lorraine à Wassy, le 16 ou 17 décembre 1561 afin de convertir les protestant au catholicisme. Nicolas Pithou rapporte la dispute entre le ministre Gravelle et l'évêque de Châlons [3]. Selon nicolas Pithou, l'évêque dut se retirer de Wassy, avec sa courte honte.
Gravelle administra la Cène de Noël à Watry puis revint à Troyes.
Le 27 décembre, Léonard Morel était nommé ministre à Wassy. S'agissait-il du même Morel qui, venu de Châlons, prêcha en plusieurs lieux à Troyes et baptisa un  enfant le 2 novembre 1561 ? 


L'Edit de Janvier allait permettre aux protestants de Wassy de suivre légalement les prêches et la Cène, à condition qu'ils se déroulent hors de la ville. C'est cependant dans une grange dans la ville close, près de l'église catholique, qu'ils choisirent leur lieu de culte. 


Le dimanche 1er mars, François de Lorraine, duc de Guise s'arrêtait à Wassy, ville de son domaine, sur la route qui le conduisait de Joinville à Paris. Il se rendit à l'église pour y entendre la messe. Certains affirment qu'il aurait été dérangé par les protestants qui étaient au prêche dans une grange toute proche. D'autres qu'il était venu à Wassy résolu à faire appliquer l'Edit de Janvier et à faire sortir les protestants de la ville close. Les divers auteurs varient quant au nombre de protestants qui assistaient au prêche, certains disent 200 protestants, d'autres 500 ; la légende de la gravure de Torterel et Perrissin avance même le chiffre peu probable de 1200 personnes. On ne sait ce qui se passa réellement. Une altercation ou provocation aurait eu lieu. Des soldats accompagnant le duc de Guise auraient réagit et se seraient livré à des violences qui, sous la présence du duc, dérivèrent en un véritable massacre. Il y aurait eu entre 23 et 50 morts et entre 100 et 250 blessés. 


La gravure de Tortorel et Pérrissin, protestants, et réalisée en 1570, accentue sans doute la part du duc de Guise dans ce massacre, le faisant intervenir l'épée à la main dans la grange. De nombreux détails expriment la cruauté des soldats à l'égard des protestants.

François, duc de Guise, dans la grange de Wassy
Extrait de la gravure de Tortorel et Perrissin
En retrait sur la gauche, devant l'église encore pleine des fidèles catholiques de Wassy, Tortorel et Perrissin ont représenté le cardinal de Lorraine, frère du duc, assistant au massacre.


Charles, cardinal de Lorraine, assistant au massacre
détail de la gravure de Tortorel et Perrissin
Pour le très catholique Claude Haton, curé de Provins, la responsabilité du massacre en revenait aux protestants qui agressèrent le duc de Guise. Passant pacifiquement à Wassy, il fut blessé par plusieurs pierres lancées par des huguenots. Il fit alors charger ses Soldats[4]. Cependant les sources sont très contradictoires quant à la responsabilité du massacre, chaque parti rendant responsable l'autre. 


Ce massacre marqua la fin de la relative politique de tolérance que la reine Catherine de Médicis avait tenté de mettre en place avec l'Edit de Janvier. Il marque aussi le début des guerres de Religion, bien que Nicolas Pithou, voyait en cet évènement le début de la seconde guerre civile, la première ayant débuté avec le tumulte d'Amboise, du 15 au 19 mars 1560. Nicolas Pithou a consigné comment la nouvelle du massacre de Wassy fut reçue à Troyes alors que la réception de l'Edit de Janvier n'avait toujours pas été publié.


Quant à l'edict il demoura sans estre publié en la court de parlement jusques au sixiesme du moys de Mars audict an 1561 (1562). Non toutefoys sans plusieurs et reiterées jussions du roy. Toutefoys aussy tost qu'il fust passé, le bruict en fut espendu par tout le Royaume. Et comme il n'estoit question en l'Eglise de Troyes que toute allegresse et saincte resjouissance pour la liberté de l'evangile octroyée par ledit edict, nouvelles arriverent le second jour du mois de Mars au matin, comme les fidele de l'Eglise de Wassy, distant de Troyes d'environ quatorze ou quinze lieues, estants assemblez sans armes à leur façon accoustumée en une grange dedans la ville avoient esté le jour precedent, les ungs très inhumainement et cruellement massacrez, et les autres fort et griefvement blessez, sans aulcun respect d'aage ni de sexe, par ceux de la suitte du duc de Guyse Françoys de Lorraine, authorisez pas sa presence...
La nouvelle insperée du sanglant massacre de Wassy aariva au plus tost à Troyes. Elle fut accompagnée d'un bruit sourd qui courut, vray ou faulx, que ceux qui l'avoient commitz s'acheminoient à Troyes pour en fayre de mesmes [5].


[1] Nicolas Pithou de Chamgobert, Chronique de Troyes et de la Champagne durant les guerres de Religion (1524-1595), première édition du manuscrit 698 du fonds Dupuy de la B.N.F. par Pierre-Eugène Leroy, tome I, Presse Universitaire de Reims, 1998, p.313. »
[2] Jacky Provence, « Miracle ou imposture ? Les évènements autour de la Belle Croix de Troyes au prisme de Nicolas Pithou et Claude Haton », actes du colloque Claude Haton en son temps (Provins, 10 et 11 octobre 2009), Bulletin de la Société d’Histoire et d’archéologie de l’arrondissement de Provins, n° 163 – année 2009, p.115-134.
[3] Nicolas Pithou de Chamgobert, p.328-331.
[4] Mémoires de Claude Haton, Tome 1, Edition intégrale sous la direction de Laurent bourquin, CTHS, 2001, p.227-229.
[5] Nicolas Pithou de Chamgobert, p.341-343.